Synthèse hebdomadaire

Cameroun : une semaine marquée par des développements économiques et politiques

Cameroun· Semaine du 05/10/2026 au 12/10/2026

Le Cameroun a connu une semaine riche en événements, avec des avancées économiques notables, des développements politiques importants et des défis persistants dans les domaines de la santé, de la justice et de la sécurité. Les services de Trésor Pay ont vu leurs recettes augmenter de 130 % en glissement annuel, tandis que le président Paul Biya a approuvé près de 560 millions d'euros de prêts. Par ailleurs, des enjeux sanitaires variés, allant de la protection des victimes de violences à la sécurité alimentaire, ont été mis en évidence.

Actualité générale

Cette semaine, plusieurs développements économiques et politiques ont marqué le Cameroun. Les services de Trésor Pay ont vu leurs recettes augmenter de 130 % en glissement annuel pour 2025, tandis que la CDEC a annoncé disposer d’une réserve d’or dépassant une tonne. SOCADEL a investi 76 millions de dollars dans son réseau et sa production, et le bilan total de NFC Bank a progressé de 14 % d’ici fin 2025. Sur le plan des télécommunications, MTN Mobile Money a réduit son retard vis-à-vis d’Orange Money, et la chaîne Vision 4 a retrouvé son signal sur Canal+ après une suspension du CNC, grâce à l’intervention du Premier ministre. Dans le secteur des transports, la mairie de Yaoundé a mis en fourrière des milliers de taxis non conformes aux nouvelles règles d’identification, et la commune de Lomié a reçu un soutien de l’État pour le projet « SMEs Wood’s Park ». Enfin, le président Paul Biya a approuvé près de 560 millions d’euros de prêts, tout en poussant le gouvernement à renforcer le reporting ESG afin d’attirer des financements durables. Le parti d’opposition MRC fait face à des demandes d’annulation de sa convention élective du 17 octobre, tandis que le match Côte d’Ivoire–Cameroun a suscité l’attention après un incident de main hors de la surface.

Élections

Cette semaine, le Cameroun a vu la première série de condamnations prononcées le 8 octobre 2026, à peu près un an après la crise postélectorale qui a suivi la réélection de Paul Biya en 202

Santé

Cette semaine, un service gratuit d’écoute, de prise en charge médicale et psychologique a été instauré à l’hôpital Jamot de Yaoundé pour accompagner les femmes et les jeunes victimes de violences, les frais de consultation étant pris en charge par une ONG. Parallèlement, les autorités camerounaises ont saisi plus de 251 tonnes de médicaments, un volume similaire constaté en République centrafricaine et au Tchad, soulignant la menace du trafic pharmaceutique. Dans le même temps, des analyses ont détecté la présence de métaux lourds, de résidus d’antibiotiques et de toxines dans la viande de poulet et les œufs destinés à la consommation, touchant l’ensemble de la chaîne avicole, de la production à la commercialisation. Ces trois développements illustrent des enjeux sanitaires variés, allant de la protection des victimes de violences à la sécurité alimentaire et à la régulation du marché pharmaceutique. Les autorités et les organisations concernées poursuivent leurs actions pour répondre à ces défis.

Justice

Cette semaine, le procès de l’assassinat de l’animateur camerounais Martinez Zogo a vu le contre‑interrogatoire d’un témoin clé, le lieutenant‑colonel Dieudonné Bialo, reporté. Le ministère public a demandé le report en raison de son indisponibilité, justifiée par une mission couvrant du 2 au 8 octobre. Parallèlement, le président du Conseil constitutionnel, Clément Atangana, est décédé le 4 octobre à Paris, après avoir dirigé l’institution depuis 2018 et joué un rôle central dans la résolution des contentieux électoraux des élections présidentielles de 2018 et 2025. Son décès intervient alors que son héritage reste source de débats dans la vie publique camerounaise.

Société

Cette semaine, un groupe d’intellectuels et de personnalités de la société civile d’origine camerounaise, majoritairement résidant à l’étranger, a publié une tribune demandant une transition constitutionnelle au Cameroun. La tribune, datée du 5 octobre 2026, a été signée par onze membres et diffusée dans un journal français. Les signataires affirment que le pays n’est plus gouverné et qu’une vacance de pouvoir de fait s’est produite. Ils proposent ensuite des pistes pour mettre en œuvre la transition constitutionnelle.

Sécurité

En octobre et novembre 2016, les avocats, enseignants et étudiants des régions anglophones du Cameroun ont organisé des mobilisations de plus en plus importantes. Les forces de l'ordre ont réprimé ces manifestations, ce qui a ravivé des aspirations à un retour au fédéralisme et à la sécession. Dès le début de 2017, les tensions ont dégénéré en journées de villes mortes, en boycotts et en incidents violents. Ces événements ont finalement conduit à un conflit armé entre des groupes séparatistes et les forces gouvernementales.

Économie

Cette semaine, les échanges commerciaux entre le nord du Nigeria et l’Extrême‑Nord camerounais ont profité d’une amélioration de la sécurité. Depuis 2019, les transporteurs peuvent circuler à nouveau le long du corridor, ce qui a permis de relancer les flux commerciaux. Cette reprise a entraîné une augmentation des recettes douanières pour les deux pays.

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