Synthèse hebdomadaire
Djibouti : disparition de journalistes et afflux de réfugiés

La semaine a été marquée à Djibouti par la disparition inquiétante d'un journaliste d'investigation sud-africain et de son fixeur local, tandis que le pays fait face à un afflux de réfugiés en provenance du Yémen en raison de l'intensification des combats. Un projet d'oléoduc reliant Djibouti à l'Éthiopie a également été annoncé pour améliorer l'approvisionnement en carburant. Les opérations humanitaires sont confrontées à des défis logistiques pour faire face à l'arrivée de ces réfugiés.
Actualité générale
Cette semaine, le groupe Dangote a annoncé la construction d’un oléoduc de 120 km reliant Damerjog à Djibouti à Dewele en Éthiopie, pour un coût estimé à 660 millions de dollars. Le projet vise à réduire les frais et les délais d’approvisionnement en carburant du deuxième pays le plus peuplé d’Afrique. Parallèlement, la disparition d’un journaliste d’investigation sud‑africain, Micah Reddy, et de son fixeur local, Kooki Mahmoud, a été signalée à Djibouti ; les deux sont introuvables depuis le samedi 19 septembre. Les familles et collègues de Reddy appellent à des éclaircissements de la part du gouvernement djiboutien sur les circonstances de cette disparition.
Diplomatie
Les combats entre les rebelles Houthis et les forces pro‑gouvernementales, soutenues par l’Arabie saoudite, se sont intensifiés cette semaine, provoquant de nouvelles pertes et des déplacements massifs. L’ONU estime que 230 000 personnes seront déplacées à l’intérieur du Yémen et que 10 000 réfugiés se rendront à Djibouti dans les mois à venir. Des embarcations de réfugiés arrivent régulièrement à Djibouti‑Ville et à Obock, au nord du pays, où les camps sont déjà surchargés. Les opérations humanitaires font face à d’importantes contraintes logistiques, ralentissant la distribution d’aide vitale et mettant sous pression les services et infrastructures fragiles des camps. Selon des sources militaires, les deux derniers jours ont fait 154 morts dans les hostilités.
Sécurité
Cette semaine, le Consortium international des journalistes d’investigation a exprimé son inquiétude concernant la disparition d’un de ses enquêteurs à Djibouti. Le journaliste sud‑africain Micah Reddy et son fixeur local, Kooki Mahmood, n’ont pas donné de nouvelles depuis samedi. L’organisation craigne qu’ils n’aient été arrêtés par les services de sécurité djiboutiens. Aucun détail supplémentaire n’a été communiqué à ce jour.
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