Synthèse hebdomadaire

Tensions entre l'Éthiopie et l'Érythrée : crainte d'une guerre à grande échelle

Érythrée· Semaine du 05/10/2026 au 12/10/2026

Les tensions entre l'Éthiopie et l'Érythrée se sont intensifiées cette semaine, avec des accusations mutuelles d'agression et des déploiements militaires le long de la frontière. Les deux pays se sont mutuellement accusés d'agression, laissant craindre un retour à une guerre à grande échelle. L'Union africaine a appelé à la retenue pour prévenir une escalade militaire.

Actualité générale

Cette semaine, les tensions entre l'Éthiopie et l'Érythrée se sont intensifiées. Des troupes érythréennes ont été observées déployées autour d'Adigrat, dans le nord du Tigré, tandis que des forces éthiopiennes se dirigent vers la frontière. Les deux pays se sont mutuellement accusés d'agression : Addis-Abeba reproche à Asmara la présence de ses troupes et l'Érythrée affirme que l'Éthiopie mène une guerre d'agression depuis plusieurs années. Des frappes de drones éthiopiens sur des troupes érythréennes ont été signalées, mais aucune réponse officielle n'a été donnée. Les développements laissent craindre un retour à une guerre à grande échelle entre les deux voisins.

Diplomatie

Cette semaine, les tensions entre l’Éthiopie et l’Érythrée se sont intensifiées, les deux pays se reprochant mutuellement des actions militaires dans la région du Tigré. Addis‑Abeba a accusé l’Érythrée d’avoir déployé des troupes dans le nord éthiopien, tandis que la capitale érythréenne a dénoncé une « déclaration de guerre » de l’Éthiopie et a demandé au Conseil de sécurité de l’ONU de la condamner. L’Érythrée a également sollicité des « mesures dissuasives » de la part de l’ONU pour contrer ce qu’elle considère comme une agression flagrante. Parallèlement, l’Éthiopie a expulsé des diplomates égyptiens et érythréens, et l’Union africaine a appelé à la retenue afin de prévenir une escalade militaire. Les développements ont ainsi placé la diplomatie africaine sous pression, alors que les risques d’un conflit ouvert restent élevés.

Sécurité

Addis‑Abeba a accusé Asmara de soutenir les rebelles du Tigré, tandis que l’Érythrée a formellement rejeté ces allégations. Une source internationale a confirmé la présence de troupes érythréennes dans l’État du Tigré, ce qui alimente les tensions. Le 3 octobre, l’armée fédérale a repris la capitale régionale de Makale, suscitant des inquiétudes quant à une éventuelle intervention érythréenne. Le Parlement d’Addis‑Abeba a reconduit Abiy Ahmed à son poste de Premier ministre, alors qu’il fait face à une coalition de sept groupes rebelles, dont le TPLF. Les relations entre les deux pays restent tendues, avec des accusations mutuelles d’agression.

Élections

Cette semaine, le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed a été reconduit en poste par les députés du parlement, devenant ainsi le seul candidat à un nouveau mandat de cinq ans. Son investiture a eu lieu quatre mois après les élections législatives du 1ᵉʳ juin, alors que la guerre au Tigré a repris depuis le 23 septembre. Dans son allocution, il a appelé les groupes armés à déposer les armes et a réaffirmé l’exigence d’un accès à la mer Rouge pour l’Éthiopie. Cette position a accru les tensions avec l’Érythrée, notamment après la prise de Makalé par l’armée fédérale.

Articles sources