Synthèse hebdomadaire

Gabon : pénurie de carburant, réforme politique et tensions

Gabon· Semaine du 05/10/2026 au 12/10/2026

La semaine a été marquée par une pénurie de carburant persistante à Libreville, ainsi que par des développements politiques et économiques importants, notamment une réforme visant à réduire le nombre de partis politiques et des tensions entre le gouvernement et l'ex-première dame Sylvia Bongo Ondimba. Le pays prépare également un nouvel Eurobond d'environ 580 millions de dollars.

Actualité générale

Cette semaine, Libreville a vu ses stations-service se remplir de longues files d’attente, alors que la pénurie de carburant persiste malgré l’arrivée d’une cargaison de gasoil. Les automobilistes continuent de faire la queue dans plusieurs points de ravitaillement. Parallèlement, un bloc de cinq partis politiques a exprimé son opposition à une réforme visant à réduire drastiquement le nombre de partis de 105 à trois ou cinq, après l’adoption d’un décret en Conseil des ministres il y a deux semaines. Dans le secteur du commerce, le groupe local dirigé par Bernard Azzi, soutenu par Carrefour, cherche à profiter de la faiblesse du leader historique Ceca‑Gadis pour accroître son avantage concurrentiel. Enfin, le Gabon prépare un nouvel Eurobond d’environ 580 millions de dollars.

Économie

Cette semaine, le poisson de Mayumba a suscité une forte demande à Libreville, où un marché saisonnier dédié à la ville est ouvert uniquement le samedi et attire de nombreux clients grâce à la fraîcheur de ses produits. La popularité de ce poisson a entraîné une pénurie dans la ville d’origine, Mayumba, qui peine à répondre à la demande croissante. Parallèlement, les marchés gabonais ont exprimé leur inquiétude face à l’absence de clarté concernant les chiffres de la dette nationale, soulignant le besoin d’informations précises pour évaluer la situation économique.

Justice

Cette semaine, l’ancien Premier ministre Alain‑Claude Bilie‑By‑Nze est toujours détenu à la prison centrale de Libreville, en attente de son procès. Ses avocats dénoncent une procédure judiciaire bloquée et qualifient son arrestation de politique. Les autorités, quant à elles, réfutent ces allégations et maintiennent que la détention se justifie par des motifs légaux. Aucun changement n’a été annoncé concernant son statut juridique depuis son incarcération.

Élections

Cette semaine, la confrontation entre le président gabonais Brice Clotaire Oligui Nguema et l’ex-première dame Sylvia Bongo Ondimba a continué à se jouer à distance. Plusieurs médias rapportent que l’ex-première dame a maintenu ses ripostes face aux accusations portées par le gouvernement de Libreville. Le nouveau régime, de son côté, a réaffirmé son intention de régler l’héritage laissé par la famille Bongo. La bataille des récits se poursuit sans qu’aucune avancée concrète n’ait été annoncée.