Synthèse hebdomadaire

Rwanda : une semaine marquée par le décès de Dafroza Gauthier et les tensions persistantes avec la RDC

Rwanda· Semaine du 28/09/2026 au 05/10/2026

La militante franco-rwandaise Dafroza Gauthier, connue pour son travail de traque des responsables du génocide des Tutsis, est décédée à l'âge de 72 ans. Pendant ce temps, les tensions entre le Rwanda et la République démocratique du Congo persistent, notamment en raison des hostilités dans l'est de la RDC et des désaccords sur la sécurité régionale.

Actualité générale

Plusieurs médias rapportent que la militante franco‑rwandaise Dafroza Gauthier est décédée à Reims, à l’âge de 72 ans, des suites d’un cancer. Elle aurait consacré près de trois décennies à traquer les responsables du génocide des Tutsis au Rwanda. Dans le même temps, la société Continental Re a nommé Tumusiime Consolate comme représentante en chef de l’entreprise au Rwanda. Par ailleurs, la Banque du Rwanda, la Bank of Kigali, a rejoint le système de paiements internationaux chinois, permettant désormais les transactions en yuans.

Justice

Cette semaine, la France a perdu Dafroza Gauthier, une militante qui, depuis près de trois décennies, traquait avec son mari Alain les réfugiés rwandais soupçonnés d’avoir participé au génocide des Tutsi de 1994. Elle avait créé le Collectif des parties civiles pour le Rwanda (CPCR), qui a permis d’obtenir la condamnation définitive de sept hommes impliqués dans le massacre de plus de 800 000 personnes. Gauthier, surnommée « Klarsfeld du Rwanda », est décédée à Reims. Son travail a ainsi contribué à faire traduire en justice plusieurs responsables présumés de ce génocide.

Société

La chasseuse de génocidaires rwandais, Dafroza Gauthier, est décédée à Reims, dans l’est de la France, samedi. Elle avait consacré sa vie, aux côtés de son mari Alain Gauthier, à traquer les réfugiés rwandais soupçonnés d’avoir participé au génocide. Son décès a été annoncé par son mari dimanche. Le co‑réalisateur du documentaire « Rwanda : à la poursuite des génocidaires », Thomas Zribi, était invité sur France 24 ce même jour.

Sécurité

Cette semaine, les hostilités se poursuivent dans l’est de la République démocratique du Congo, opposant les forces armées congolaises et leurs alliés au groupe politico‑militaire AFC/M23, qui bénéficie du soutien du Rwanda. L’accord de paix signé sous l’égide de Washington n’a pas encore interrompu les combats. Parallèlement, une bataille d’information se joue sur les réseaux sociaux, où des images mensongères sont régulièrement diffusées.

Diplomatie

Au cours de la semaine, les représentants de la République démocratique du Congo et du Rwanda ont présenté leurs griefs lors d’une séance du Conseil de sécurité de l’ONU, le 29 septembre, à l’occasion de la présentation du rapport périodique de la Monusco. Les deux pays ont souligné des désaccords concernant le désarmement, la présence militaire, le cessez‑le‑feu et la protection des populations. Ils restent toutefois engagés dans le processus de Washington, mais leurs divergences dépassent la seule question des FDLR. Ces échanges ont mis en lumière les tensions persistantes entre Kinshasa et Kigali sur plusieurs points clés de la sécurité régionale.